Apocalypse

Un grand feu rouge se reflete dans mes yeux.

Une grande riviere rouge se deverse dans l'ocean.

De belles étoiles filante orange traverse le ciel.

Une eclypse de soleil qui durent des mois.

Le monde s'endore dans un faible soupir.

Quelle beau spectacle.

Une jouissance visuelle.

Un éclatement de couleur.
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_ l - * ! ' M !° ,
_ l - * ! ' M !° ,
_ l - * ! ' M !° ,
BILYVENGER


# Posté le vendredi 15 février 2008 17:55
Modifié le dimanche 24 février 2008 18:17

Émotion en dérive

Une dépression sans fin

mon espoir se meurt

sans aucune destiné

toujours en soufrance

un bonheur inexistant

air de mélancolie

pensé ironique

jour de noirceure

sentiment d'amertume

horizon incompréhensible
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# Posté le vendredi 15 février 2008 17:42
Modifié le dimanche 24 février 2008 17:09

Compréhension de la vie

Sans comprendre pourquoi

Plus d'envie de vivre

Suivant une destiné

Incertaine même destructrice



Vie sans émotion d'espoir

Noir et sans bonheur

l'incompréhension de continuer

pour terminé dans l'oubli



Stupidité humaine

Destuctive et sanglante

Le résultat est toujours le même

La roue de l'avenir



Vivre, souffrir et mourrir

Donner la vie, pour la voire souffrir et la voire mourrir

l'ironie de la vie

Douleur sans récompense
# Posté le vendredi 15 février 2008 17:34

À l'église

Elle était à genoux et montrait son derrière

Dans le receuillement profond de la prière.

Pour le mieux contempler j'approchai de son banc:

Sous la jupe levée il me sembla si blanc

Que dans le temple vide où nulle ombre importune

N'apparaissait au loin par le bleu clair de lune,

Sans troubler sa ferveur je me fis son amant.

Elle priait toujours. Je perçus vaguement

Qu'elle bénissait Dieu dans le doux crépuscule.

Et je n'ai pas trouvé cela si ridicule.
# Posté le vendredi 15 février 2008 17:29

Voici l'histoire d'Adam et Eve

Et tous deux s'étonnaient de tant de différence

Dans les formes du corps et les tons de la peau.

Adam la trouvait belle; Eve le trouvait beau.

Ils se taisaient, mais ils raisonnaient en revanche.



Adam reprit enfin: « Comme vous êtes blanche !

Pourquoi Dieu vous a-t-il mis des cheveux si long ?

Les miens sont courts et noire et les vôtres tout blonds

C'est vraiment très joli, ces lourdes tresses blondes ...

Eve

Vous trouvez?

Adam

Très joli ... Mais ces machines rondes,

Là, sur votre poitrine, à quoi cela sert-il ?

Eve

Je n'en sais rien. Mais vous, au-dessous du nombril,

Qu'est-ce que vous portez dans cette touffe noire,

Sur ce double coussin ?

Adam

Je m'en sers ... après boire.

Eve

Seulement ? cela doit vous gêner pour marcher ?

Adam

Pas trop ... on s'habitue.

Eve

Est-ce qu'on peut toucher ?

Adam

Si vous le désirez ...

Eve

Je suis si curieuse.

Alors, vous permettez ? ... »

Eve blanche et rieuse,

Avança doucement ses petits doigts rosés,

Puis, s'arrêtant soudain : « Je n'ose pas !

Adam

Osez!

Est-ce qu'il vous fait peur ?

Eve

Peur? Oh ! non : je suis brave.

Tiens ! c'est tout rouge au bout. On dirait une rave.

C'est pour le protèger, sans doute, cette peau ?

Ce n'est pas laid du tout.

Adam

Oh ... ce n'est pas très beau.

Eve

Mais si : c'est très gentil. »



Et les mignons doigts roses

Allaient, couraient, venaient, faisaient de courtes poses,

Comme des papillons voltigeant sur des fleurs.



« Oh mais, regardez donc. Il a pris des couleurs.

Comme c'est drôle! Il est plus grand que tout à l'heure.

Il se dresse, il frémit. Ciel ! une larme : il pleure ! »

Eve essuya la larme à ses cheveux dorés.

Eve

« Il pleure, il pleure encore ! Est-ce que vous souffrez ?

Adam

Au contraire.

Eve

Oh, monsieur Adam ! il est énorme,

Maintenant ! il n'a plus du tout la même forme.

C'est très raide et très dur ... A quoi peut-il servir ? »



Adam lui repondit, dans un profond soupir :

« Est-ce que vous croyez qu'il sert à quelque chose ?

Eve

Je n'en suis pas très sure : au moins, je le suppose.

Vous m'avez dit tantôt: « Dieu fait bien ce qu'il fait. »

Toute chose a son but si ce monde est parfait.

Adam

Oui, si Dieu m'avait dit ce qu'il veut que j'en fasse

De ce ... Mais vous, comment ? ...

Eve

Moi, je n'ai que la place.

C'est peut-être un oubli : Voyez.

Adam

Je ne vois rien.

Eve

Non, pas là, maladroit ! Ici .. regardez bien.

Adam

C'est juste ! On vous a même arraché la racine !

La fosse est toute fraîche ... Est-ce que la voisine

Communique ? ... Pour voir, si j'y mettais mon doigt ?

Eve

Mettez ce qu'il faudra.

Adam

Diable ! C'est bien étroit ! »



Il glissa sous la femme une main caressante ...

Eve bondit, l'oeil clos, la croupe frémissante,



Les seins tendus, les poings crispés dans ses cheveux

Tout son être frémit d'un long frisson nerveux.

Et le soupir mourit entre ses dents serées.

« Encore » ! Elle entr'ouvrit ses deux cuisses cambrées,

Et le premier puceau vint tomber dans ses bras!

« Encore ! Cherche encore ! Oui. Tant que tu voudras. »

Comme il croisait ses mains sous deux épaules blanches

Adam sentit deux pieds se croiser sur ses hanches.

Leurs membres innocents s'enlaçaient, s'emmêlaient.

S'ils avaient pu savoir, au moins, ce qu'ils voulaient:

O pucelage ! Alors, presque sans le comprendre,

Tous deux en même temps, d'une voix faible en tendre,

Murmurèrent: « Je t'aime. » Et le premier baiser



Vint, en papillonnant, en riant, se poser

Et chanter doucement sur leurs lèvres unies.

Dieu, pour les ignorants, créa deux bons génies:

L'instinct et le hasard. Or, au bout d'un instant,

Eve avait deviné ce qui l'intriguait tant.



Avez-vous jamais vu le serpent que l'on chasse ?

De droite à gauche, errant, affolé, tête basse,

En avant, en arrière, il va sans savoir où.

Il s'élance; il recule, il cherche; il veut un trou,

Un asile où cacher sa fureur écumante.

Il cherche: il ne voit rien, et son angoisse augemente.

Mais, lorsqu'il aperçoit l'abri qu'il a rêvé,

Il entre et ne sort plus. Adam avait trouvé !



Un cri, puis des soupirs: l'homme a compris la femme.

Les deux corps enlacés semblaient n'avoir qu'une âme.

Il se serraient, il se tordaient, ils bondissaient.

Les chairs en feu frottaient les chairs, s'électrisaient.

Les veines se gonflaient. Les langues acérées

Cherchaient une morsure entre les dents sérées,

Des nerfs tendus en fous, des muscles contractés,

Des élans furieux, des bonds de volupté ...

Plus fort ! Plus vite ! Enfin, c'est la suprême éteinte,

Le frisson convulsif ...

Eve alanguie, éteinte,

Se pâme en un soupir et fléchit sur ses reins !

Ses yeux cherchent le ciel ; son coeur bat sous ses seins.

Son beau corps souple, frêle, et blanc comme la neige,

S'arrondit, s'abandonne au bras qui la protège.



Adam, heureux et las, se couche à son côté.

Puis, tous deux, lourds, le sein doucement agité

Comme s'ils écoutaient de tendres harmonies,

Rêvent, dans la langueur des voluptés finies.

Mais Eve: « Dieu, vois-tu, ne fait rien sans raisons,

Dieu fait bien ce qu'il fait ... Viens là ! Recommençons ... »
# Posté le vendredi 15 février 2008 17:23

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